Nouvelle taxe sur les plus-values crypto en Belgique : ce qui change pour ta déclaration 2026

Déclarer ses plus-values crypto en Belgique 2026 via Tax-on-web

Si tu détiens des cryptomonnaies en Belgique, ta prochaine déclaration ne ressemblera pas aux précédentes. Le pays vient d'introduire une nouveauté de taille : une taxe sur les plus-values des actifs financiers, votée par la Chambre le 3 avril 2026 et applicable aux gains réalisés depuis le 1er janvier 2026. Et les cryptomonnaies sont explicitement concernées.

Pendant longtemps, la Belgique n'a pas eu de règle claire pour les crypto-actifs. Un investisseur prudent qui gérait son patrimoine en «bon père de famille» pouvait, dans bien des cas, ne rien payer sur ses plus-values. Ce temps-là est révolu. Voyons précisément ce qui change, et ce qui reste, parce que la réforme n'a pas tout remplacé : elle s'est ajoutée par-dessus un système qui existait déjà.

Les trois profils : la base de toute la fiscalité crypto belge

C'est la particularité belge qu'il faut comprendre avant tout le reste. En Belgique, ce n'est pas la crypto que tu détiens qui détermine ton impôt, c'est la façon dont tu investis. L'administration distingue trois profils.

Le premier, c'est la gestion normale du patrimoine privé, le fameux «bon père de famille» : tu investis prudemment, sur le long terme, sans transactions fréquentes ni prises de risque excessives. Le deuxième, c'est le spéculateur : trading actif, recherche de profits à court terme, prises de risque. Le troisième, c'est le professionnel, pour qui l'activité crypto constitue un revenu à part entière.

Ce classement change tout. Les profits du spéculateur sont considérés comme des revenus divers et taxés à 33 %. Ceux du professionnel suivent les taux progressifs de l'impôt des personnes physiques. Et c'est sur le premier profil, le «bon père de famille», que porte la grande nouveauté de 2026.

La nouveauté 2026 : 10 % sur les plus-values, après 10 000 € de franchise

C'est le changement central. Depuis le 1er janvier 2026, les plus-values réalisées en gestion normale du patrimoine, qui jusqu'ici échappaient à l'impôt, sont soumises à une contribution de solidarité de 10 %.

Mais il y a une respiration importante : une franchise annuelle de 10 000 € par contribuable. Tu ne paies les 10 % que sur la partie de tes gains qui dépasse ce seuil. Concrètement, si tu réalises 13 000 € de plus-values dans l'année, les premiers 10 000 € sont exonérés et tu ne paies que sur les 3 000 € restants, soit 300 €. Si tu n'utilises pas toute ta franchise une année, une partie est reportable, jusqu'à un maximum de 15 000 € après cinq ans.

Attention à un point que beaucoup oublient : pour calculer la plus-value fiscale, tu ne peux pas déduire les frais ni les taxes. La base de calcul reste le prix de vente moins le prix d'acquisition.

Le snapshot du 31 décembre 2025 : une démarche urgente

Voici un point capital, et qui te concerne directement si tu détenais déjà des cryptos avant 2026. La taxe n'est pas rétroactive : les gains accumulés jusqu'au 31 décembre 2025 ne sont pas imposés. Pour figer cette frontière, une «photographie» de la valeur de tes actifs est prise à cette date de référence.

Un exemple : tu as acheté 1 BTC en 2020 pour 10 000 €, sa valeur au 31 décembre 2025 était de 90 000 €, et tu le revends en 2026 pour 100 000 €. Seule la plus-value de 10 000 € réalisée après le snapshot est taxable, pas les 80 000 € accumulés avant.

Le problème : pour bénéficier de ce snapshot, tu dois pouvoir documenter la valeur de tes crypto-actifs au 31 décembre 2025. Sans preuve, l'administration peut contester ta valeur de référence. Si tu ne l'as pas encore constituée, fais-le sans tarder, à partir de cours historiques vérifiables (CoinMarketCap, CoinGecko) et de tes exports de plateformes. C'est une démarche à effectuer avant ta déclaration.

La méthode FIFO et le staking

Quand tu as acheté la même crypto à plusieurs reprises et que tu en vends une partie, le calcul suit en général la méthode FIFO : la première unité achetée est la première vendue. Cela détermine ton prix d'acquisition et donc ta plus-value.

Pour le staking, le lending et les autres revenus passifs, le traitement est différent : ces gains relèvent en principe des revenus mobiliers, soumis à un précompte de 30 %. Sois prudent ici, car c'est l'un des points que la réforme n'a pas tranchés clairement : l'administration n'a pas dit de façon définitive si les récompenses de staking sont taxables au moment de leur réception ou seulement à la conversion en euros. Par prudence, beaucoup recommandent de les traiter dès la réception.

Déclarer : Tax-on-web et les comptes étrangers

La déclaration des gains crypto se fait dans ta déclaration annuelle à l'impôt des personnes physiques, via Tax-on-web. Plusieurs éléments y entrent : la contribution de solidarité sur les plus-values (un nouveau code 2026, dont le libellé exact reste à confirmer dans le formulaire officiel), les revenus divers pour le staking et les intérêts, et l'existence éventuelle de comptes à l'étranger.

Ce dernier point évolue aussi. Le partage international de données arrive, et la Belgique étend progressivement l'obligation de déclarer les comptes de crypto-actifs. À terme, l'idée que des avoirs sur une plateforme étrangère passeraient inaperçus n'aura plus cours.

Reconstruire tes données, c'est là que SafeTax aide

Calculer manuellement tes plus-values crypto sur une année active, avec le snapshot, la franchise et le FIFO, est fastidieux et truffé de pièges. C'est précisément ce travail que SafeTax automatise. SafeTax importe ton historique depuis plus de 500 plateformes et wallets, applique la méthode FIFO, calcule tes plus-values et moins-values, et te remet un rapport prêt à reporter dans ta déclaration. Le tout en quelques minutes, sans abonnement, avec un paiement unique par rapport.

Et un point qui nous tient à cœur : SafeTax fonctionne en zéro rétention de données. Une fois ton rapport généré, tes transactions ne sont stockées nulle part. Ton information fiscale reste la tienne, et celle de personne d'autre.

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Cet article a une valeur informative et ne constitue pas un conseil fiscal personnalisé. Plusieurs aspects de la réforme 2026 restent à préciser par l'administration ; pour une situation complexe, consulte un comptable ou un conseiller fiscal.