Déclarer ses cryptomonnaies aux impôts en France (2026)

Guide complet, à jour pour 2026 : formulaire 2086, flat tax 30 %, calcul de la plus-value, comptes étrangers à déclarer.

La France est l'un des rares pays européens à disposer d'un cadre fiscal clair pour les cryptomonnaies. Depuis la loi de finances 2019, les plus-values sur cessions d'actifs numériques sont imposées au Prélèvement Forfaitaire Unique (PFU) de 30 %. Pourtant, remplir sa déclaration reste complexe : méthode du prix moyen pondéré, formulaire 2086, déclaration des comptes étrangers… Ce guide vous explique tout, étape par étape.

Qui est concerné par la déclaration de cryptos ?

Toute personne physique domiciliée fiscalement en France qui a réalisé des cessions d'actifs numériques imposables au cours de l'année est tenue de les déclarer. Cela inclut la vente de Bitcoin, d'Ethereum ou de tout autre jeton contre des euros, mais aussi l'utilisation de cryptos pour acheter des biens ou des services.

Depuis 2022, les échanges crypto-contre-crypto (ex. : Bitcoin contre Ethereum) ne sont pas imposables en France, à condition de rester dans l'univers des cryptomonnaies. En revanche, dès que vous sortez du système — en convertissant vers de la monnaie fiat ou en achetant un bien — la cession devient taxable.

Les mineurs, les stakers et les personnes recevant des cryptos comme rémunération peuvent relever d'un régime fiscal différent (bénéfices non commerciaux ou revenus professionnels). Si vos revenus crypto sont réguliers et substantiels, consultez un expert-comptable spécialisé.

Le formulaire 2086 : mode d'emploi

Le formulaire 2086 est l'annexe officielle de la DGFiP pour déclarer les plus-values sur actifs numériques. Il se remplit en même temps que votre déclaration 2042 C et comporte une ligne par cession taxable réalisée dans l'année.

Pour chaque cession, vous devez renseigner : la date de la cession, le prix de cession (en euros), la valeur globale du portefeuille au moment de la cession (tous actifs numériques confondus), et le prix total d'acquisition. Le formulaire calcule ensuite automatiquement la fraction imposable selon la formule du prix moyen pondéré.

La difficulté principale réside dans le calcul du prix total d'acquisition et de la valeur globale du portefeuille. Il faut tenir l'historique complet de toutes vos acquisitions, y compris les frais d'achat, depuis la première transaction. C'est exactement ce que SafeTax calcule automatiquement en analysant votre historique d'exchanges.

Déclarer ses comptes d'exchanges étrangers (formulaire 3916-bis)

Depuis la loi de finances 2020, tout compte ouvert, détenu, utilisé ou clos auprès d'une plateforme d'échange étrangère doit être déclaré via le formulaire 3916-bis. Cette obligation s'applique même si le compte n'a enregistré aucun mouvement dans l'année.

Sont concernés tous les exchanges non établis en France : Binance (Îles Caïmans), Coinbase (États-Unis), Kraken (États-Unis), OKX, Bybit, etc. Les plateformes françaises (Coinhouse, Paymium) sont exclues de cette obligation.

L'amende en cas d'omission est de 750 € par compte non déclaré (portée à 1 500 € si la valeur dépasse 50 000 €). En cas de fraude caractérisée, des pénalités bien plus lourdes peuvent s'appliquer.

Les erreurs les plus fréquentes à éviter

Première erreur courante : ne pas déclarer les comptes étrangers. Même sans transactions, l'obligation de déclaration existe. Beaucoup de contribuables ignorent le formulaire 3916-bis.

Deuxième erreur : calculer la plus-value uniquement sur les cryptos vendues, sans tenir compte du reste du portefeuille. La méthode française du prix moyen pondéré exige une vision globale de tout votre patrimoine crypto au moment de chaque cession.

Troisième erreur : oublier les frais d'acquisition. Les commissions payées à l'achat peuvent être intégrées dans le prix d'acquisition, ce qui réduit la plus-value imposable. SafeTax les intègre automatiquement dans le calcul.

Quatrième erreur : ignorer les cessions minimes. Il n'existe pas de seuil d'exonération en dessous duquel les plus-values crypto seraient exemptées. Toutes les plus-values sont imposables, quel que soit leur montant.

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Questions fréquentes sur la déclaration de cryptos en France

Dois-je déclarer mes cryptomonnaies même si je n'ai pas converti en euros ?

Non. En France, l'imposition s'applique uniquement lors d'une cession taxable, c'est-à-dire quand vous convertissez vos cryptos en monnaie fiat (euros, dollars…) ou en biens/services. Les échanges crypto-contre-crypto ne sont pas imposables depuis la loi de finances 2019.

Quel formulaire faut-il remplir pour déclarer ses cryptos ?

Le formulaire 2086 (annexe à la déclaration 2042 C) est dédié aux plus-values sur cessions d'actifs numériques. Il faut remplir une ligne par cession taxable.

Quel est le taux d'imposition sur les plus-values crypto en France ?

Depuis 2019, les plus-values sont soumises au PFU de 30 % : 12,8 % d'impôt sur le revenu + 17,2 % de prélèvements sociaux.

Comment calculer ma plus-value crypto ?

La plus-value imposable se calcule selon la méthode du prix moyen pondéré (PMP), qui tient compte de l'ensemble de votre portefeuille au moment de chaque cession.

Faut-il déclarer les comptes ouverts sur des exchanges étrangers ?

Oui. Depuis 2020, tout compte sur un exchange étranger (Binance, Kraken, Coinbase…) doit être déclaré via le formulaire 3916-bis. L'omission est passible d'une amende de 750 € par compte.

Comment SafeTax m'aide-t-il à remplir le formulaire 2086 ?

SafeTax importe vos historiques de transactions depuis tous vos exchanges, calcule automatiquement vos plus-values selon la méthode PMP française, et vous indique exactement quelles valeurs reporter dans chaque case du formulaire 2086. Vous n'avez plus qu'à recopier les chiffres dans votre déclaration.